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La vie quotidienne au village de Koïrézéna est surprenante, saisissante, et émouvante ... Et il n'y a pas de mots pour décrire ce que je vois et ce que je ressens.
Dans les ruelles du village, beaucoup d'activités, pas de voitures, mais des charrettes tirées par des ânes.
Dans les concessions, pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de grand confort. Et pourtant, les maisons sont décorées, accueillantes, pleines de couleurs et pleines de vie !
Les femmes m'impressionnent beaucoup au village. On les entend piler le mil tôt le matin et tard le soir. Elles portent jusqu'à 50 L d'eau sur la tête. Et souvent avec leur bébé sur le dos. On les voit toujours travailler ! Pendant ce temps, on voit les hommes palabrer à l'ombre des arbres ! Les femmes semblent si soumises, et cependant, elles sont si agréables, si réservées, toujours très belles et très souriantes !
C'est la particularité des burkinabé : ils n'ont rien et ils ont le sourire !
J'aime écouter les bruits de ma tente peuhle au campement. La nuit, on entend les ânes braire ou les coqs chanter. Au lever du soleil, on entend l'appel à la prière, les charrettes qui passent à côté du campement, les femmes qui pilent le mil.
La vie commence aux aurores au village. Les hommes emmènent les zébus s'abreuver. Les enfants partent à l'école vers 7h ...
Il y a un tel décalage entre nos deux pays, entre nos deux cultures ! Au Burkina, les gens sont sereins, toujours gais et sont très solidaires entre eux. Les gens vivent dans la misère, leur principal souci est de se nourrir et ils semblent heureux ...
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